الأربعاء، 4 ديسمبر 2019

l'oreiller d'un expatrié....

Lorsque le rythme du jour s’estompe et que toutes ses voix ont été anéanties, la nuit tombe et il n y a que le silence de l’univers qui se manifeste ,c’est finalement le moment où l’expatrié est abrité dans une patrie perdue dans son imagination et remplacée par une nouvelle patrie dans l’espace vaste offert par son oreiller.

Ici, l'extérieur s'efface et énonce tout l'intérieur de soi, toutes les préoccupations augmentent et tous les dialogues commencent, nous sommes ici deux ou peut-être trois, moi et soi et un oreiller ,qui refusent de donner à l’expatriés un instant de sommeil qui est conditionné par la divulgation ...

Ici, l'expatrié jette tous ses secrets, ravi de toutes ses peines ,ses joies si jamais ils existent, ici l'ami et l’ennemie c’est l'oreiller ,face à une patrie qui est devenue au fil des jours une idée ainsi que quelques souvenirs et un lien biologique ni plus ni moins .. et déjà la premiere conclusion arrive la patrie et la terre peuvent parfois être contradictoires.

Dans ce silence immense Il n’y a aucun conflit avec le soi ni avec un facteur externe, ici tout ce qui se trouve au-dessus de l'oreiller se dissout de son existentiel et de son réalisme pour devenir juste un sujet et plus précisément les murmures d’une idée perdue dans une labyrinth de questions , tout est dépouillé du poids de la réalité,Ici le soi n'a aucun rapport ni avec les gens ,ni avec les objets, sur l'oreiller mêmes les sensations quand ils flottaient, c'est le moment idéal pour qu’elle soient examinées et dans le meilleur des cas elle seront exilées  vers l’inconnu ,car tout simplement demain ne reconnaîtra pas cette conversation de nuit .

Ici, l'oreiller est la porte de la paix et d’autres fois de la résurrection, c’est l'ami qui ne trahira jamais, c’est l’idée de refuser d'émerger et de s'effacer face au poids lourd de l’incompréhensible qui réside dans la réalité , et parfois ca pourra être un destin qui n'a pas été compréhensible  et qui n' a pas été  révélé, un amant qui n'est pas venu et qui ne viendra pas peut-être , un pays très éloigné géographiquement et proche en même  temps mais dans l'exil intellectuel de l’esprit, et souvent la question à quoi nous mène le lendemain ? Voici le seul procès public où le soi n'a pas honte à révéler et de se tenir face à ses erreurs, voici le discours le plus violent qui nous aide à avancer un pas vers l’inconnu et l’unique idée qui nourrit et donne une forme d’existence à l’espoir.

Ici l’idée de maturité se développe lentement, parfois, nous grandissons soudainement et laissons les lunettes  que nous avions l'habitude de voir du monde avec, il n’y a qu'un discours spontané et sincère avec le soi qui pourra créer une différence, les questions qui nous gênent et les réponses auxquelles on arrive perdent toute crédibilité, car nous réalisons inévitablement que la vraie réponse était toujours là à l’intérieur et que nous ne pouvions tout simplement pas les comprendre , une sorte de leçon garantie par l'espace de dialogue au-dessus de l'oreiller : que la vie continue inévitablement et que nous ne sommes pas le centre de l'univers et que on est pas obligé de comprendre tout mais plutôt on est dans une voie d’apprentissage !

Seuls le réalisme et l'appétit de vivre exigent que nous soyons prêts à faire en sorte que les personnes, les rêves et les obsessions soient tous logiquement compréhensibles ,l’oreiller nous offre une dose de réalisme pour déchiffrer les traits du jour, et voila  la raison nous offre l’une des choses les plus belles, à savoir la compréhension sinon on sera qu’une forme d’absence.

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